Aller au contenu principal

Presse

Il a plu en octobre, mais la sécheresse n’est pas finie : ce que cela change pour votre puits et votre citerne

Quelques jours de pluie ont reverdi les pelouses, mais pas les nappes. Au 12 octobre, dix-sept communes wallonnes maintiennent leur arrêté sur l’eau et la Flandre reste en code orange. Pourquoi la pluie ne suffit pas encore, et ce qu’il faut surveiller sur un puits, une citerne ou un forage.

Publié le 3 min de lecture

Depuis le début du mois, la pluie est revenue sur la Belgique, et on serait tenté de croire l’épisode terminé. Les autorités disent l’inverse. Le Service public de Wallonie, dans sa mise à jour du 12 octobre, parle de précipitations « proches des normales saisonnières » mais mal réparties, et prévient qu’elles n’apporteront pas de soulagement durable. En Flandre, la Commission sécheresse a maintenu le code orange le 8 octobre. Voici ce que cela signifie concrètement pour une installation privée.

Ce que disent les autorités

En Wallonie, les nappes d’eau souterraine poursuivent leur phase de baisse estivale et restent sous les normes de saison dans de nombreuses zones. Les débits des cours d’eau sont toujours très bas pour la saison, et la situation du barrage de Nisramont reste particulièrement suivie. L’indice de sécheresse de l’IRM, cité par le SPW, indique une situation extrêmement sèche pour les dix jours suivants.

Dix-sept communes maintiennent un arrêté de police sur l’usage de l’eau de distribution : Attert, Bouillon, Chimay, Chiny, Gedinne, Léglise, Libin, Libramont-Chevigny, Musson, Rochefort, Rouvroy, Saint-Hubert, Stoumont, Tenneville, Theux, Trois-Ponts et Vresse-sur-Semois. D’autres restent sous surveillance, avec un appel à consommer l’eau de façon responsable.

En Flandre, la Commission sécheresse relève qu’environ 84 % des points de mesure des eaux souterraines affichent des niveaux bas à très bas pour la période, après un mois de septembre exceptionnellement sec. Les interdictions temporaires de pompage dans de nombreux cours d’eau restent en vigueur. Partout, la distribution d’eau potable reste assurée, mais avec une vigilance accrue.

Pourquoi quelques averses ne suffisent pas

La pluie d’automne profite d’abord à la végétation et à un sol desséché qui en absorbe une grande partie. Ce n’est qu’ensuite, avec des pluies régulières et une végétation au repos, que l’eau s’infiltre vers les nappes. Celles-ci réagissent avec des semaines, parfois des mois de retard. Une semaine humide ne rattrape donc pas un été et un mois de septembre secs.

Puits et forage : ne pas relâcher la surveillance

Pour un puits ou un forage, c’est souvent maintenant que le niveau est le plus bas de l’année. Les signes d’alerte restent les mêmes : pompe qui démarre et s’arrête sans arrêt, pression qui faiblit, eau trouble ou sableuse, bruit d’aspiration d’air. Si l’un d’eux apparaît, arrêtez la pompe et faites-la contrôler : une pompe qui tourne à sec s’abîme vite.

Les premières pluies importantes après une longue période sèche peuvent aussi entraîner vers un puits peu profond ce qui s’était accumulé en surface. Si votre eau de puits sert à la consommation, surveillez sa couleur, son odeur et sa limpidité dans les semaines qui viennent, vérifiez que le stérilisateur UV et les filtres sont en état, et faites analyser l’eau en cas de doute.

Citerne : profiter de chaque pluie

Dans les communes sous arrêté, remplir sa citerne à l’eau du robinet reste généralement interdit : vérifiez le texte de votre commune. Chaque averse compte donc. Assurez-vous que les gouttières, les descentes et le filtre d’entrée laissent passer l’eau, et que le basculement entre citerne et réseau fonctionne : une citerne qui se remplit à nouveau ne sert à rien si la pompe continue de tirer l’eau de ville.

Au réseau : les fuites d’abord

L’appel à une consommation responsable vaut partout. Le geste le plus utile reste de traquer les fuites : relevez votre compteur le soir, ne consommez rien pendant la nuit, relevez-le au matin. S’il a tourné, une chasse d’eau, un robinet ou une conduite fuit quelque part.

Notre approche

Nous intervenons partout en Belgique sur les puits, forages, citernes, pompes et systèmes de traitement de l’eau. Tant que les nappes restent basses, notre priorité est de protéger les installations qui fonctionnent encore et de vérifier la qualité de l’eau qu’elles fournissent. En cas de panne, notre service d’urgence répond 24 heures sur 24, 7 jours sur 7.

Votre puits faiblit, votre eau a changé d’aspect ou votre citerne ne se remplit pas comme elle le devrait ? Demandez-nous un contrôle : nous regardons l’installation complète et nous vous disons ce qui est urgent.

Sources : Service public de Wallonie, « Quel est l’état de la sécheresse en Wallonie ? », mise à jour du 12 octobre 2026 ; L’Avenir (Belga), « La sécheresse persiste en Wallonie : ces communes wallonnes qui maintiennent leur arrêté de restriction d’usage de l’eau », 12 octobre 2026 ; VRT NWS, « Code oranje voor droogte blijft gelden in Vlaanderen », 8 octobre 2026 ; Coördinatiecommissie Integraal Waterbeleid, Commission sécheresse, mise à jour du 8 octobre 2026.

Retour à la presse

Une idée, un projet, une installation qui pose problème ?

Parlons-en. Nous écoutons, nous mesurons, nous proposons — et vous décidez avec un devis clair en main. Gratuit, partout en Belgique.

AppelerDevis gratuit